ET LA NUIT POUR MON AMOUR
ET VOUS
Les racines de notre bonheur sexuel
Des traumatismes à dépasser
Vient alors le temps de la première fois. Expérience inoubliable (lire plus bas) mais qui, d'après les thérapeutes, n'est pas déterminante dans la vie sexuelle d'un individu, n'étant presque jamais synonyme de jouissance. D'après Sophie Cadalen, cette première fois ne fait que concrétiser ce qui s'est construit dès l'enfance dans le rapport au désir, à la féminité et à la masculinité. « Lorsqu'elle est traumatisante, c'est qu'elle vient cristalliser ou mettre à jour des blocages déjà existants. »
Il en va de même avec les expériences suivantes. « On ne choisit pas son partenaire par hasard », rappelle Jean-Paul Le Vern. Et c'est souvent en réponse à un malaise plus profond que certains cumuleront des relations sexuellement insatisfaisantes. A l'exception, bien sûr, des expériences subies, tel le viol. Jean-Paul Le Vern raconte le cas d'une patiente autrefois victime d'attouchements. « Adulte, elle s'est mise à "consommer les hommes", mais sans jamais jouir. Elle se justifiait en disant : "Je ne leur donnerai jamais ce plaisir-là." C'était sa façon de se venger. » Jusqu'à ce que, dans un demi-sommeil, elle ait un orgasme. « Elle est venue me consulter peu après, avec un objectif : "Je veux absolument connaître ça." » Pour le thérapeute, cet exemple prouve à quel point, suite à un traumatisme, « on peut adopter un comportement "antiplaisir", et comment le corps peut, malgré nous, vouloir reprendre les rênes ».
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