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Beausoleil : un cantonnier massacré à coups de couteau dans sa cave
L'horreur. Il était 22 heures dimanche lorsque l'épouse de Gérard Rolin a découvert le corps de son mari gisant ensanglanté dans la cave de leur immeuble. Ce cantonnier de la ville de Beausoleil avait 38 ans. Le meurtre a été commis avec une extrême violence.
Au 18 avenue du Professeur- Langevin où il résidait, l'employé municipal, sans enfant, est sorti de son appartement pour se rendre au sous-sol. Là, il a été littéralement massacré. Il a reçu une quinzaine de coups de couteau dans l'abdomen et le bas du dos. Il a été mutilé au niveau d'une oreille.
Son visage a été lacéré. Le ou les agresseurs se sont acharnés sur leur victime. Gérard Rolin a été retrouvé sans vie dans une mare de sang. Incontestablement, on voulait sa mort. Mais qui ? Hier, le mystère restait entier.
« Un garçon sans histoire »
C'est parce qu'elle ne voyait pas remonter son mari de la cave que Sandra Rolin, également employée à la mairie de Beausoleil, s'est inquiétée. Elle s'est dirigée vers le sous-sol où elle a découvert le corps de son époux.
Le choc. Hier, les collègues de travail de la victime étaient unanimes. « C'était un garçon sans histoire, explique son responsable au service Voirie et Nettoiement. Il était discret, agréable et calme. Il avait un don évident pour le dessin. Menuisier de formation, il était balayeur depuis 1997. »
« C'est un terrible malheur qui a frappé notre collègue, souligne Robert Vial, maire de Beausoleil. Un grand choc et une immense tristesse tant sa gentillesse et sa courtoisie étaient appréciées. Je souhaite personnellement que le ou les auteurs de cet acte monstrueux soient très vite neutralisés et collectivement nous présentons nos plus sincères condoléances à Sandra, son épouse et à toute sa famille. »
En mairie, on ne lui connaissait ni mauvaises fréquentations, ni problème de drogue ou d'alcool. Alors pourquoi ? Le portefeuille de la victime a été retrouvé intact.
Après la Sûreté urbaine de Menton, l'enquête a été confiée au SRPJ de Nice. Hier, ils étaient huit pour tout passer au peigne fin : l'immeuble, bien sûr, mais aussi les alentours dont les poubelles, méticuleusement vidées. Hier en fin d'après-midi, aucune information judiciaire n'avait été encore ouverte.
Joëlle DEVIRAS